Le sprint de septembre : garder l’équilibre dans un monde VICA
C’est reparti pour une autre rentrée. Septembre. Le bruit des réunions de profs, la course pour finir les plans de cours à la dernière minute, la vague de courriels « Bon retour » et de suivis pour toutes les tâches qu’on s’était promis de régler après les vacances d’été – et, au beau milieu de tout ça, on court le marathon de septembre… en souliers pas faits pour ça.
Si vous travaillez dans le postsecondaire, vous connaissez la routine. Les vacances d’été (c’est déjà fini?!), les profs qui reviennent tranquillement, les étudiants qui arrivent en masse – et vous, qui essayez de garder le bateau droit tout en surveillant l’horizon pour voir quelle sera la prochaine tempête.
Depuis la pandémie, on s’est rendu compte d’une chose : le fameux «l’an prochain, ça va être plus calme» n’existe plus. Vous vous rappelez probablement ces phrases pleines d’espoir : « Une fois cette année finie, ça va être moins fou »? Ben non. Ce temps-là est fini. Maintenant, c’est du VICA pas mal tout le temps : volatilité, incertitude, complexité, ambiguïté.
VICA, c’est un bel acronyme, mais ça aide pas à mieux dormir la nuit.
Pour moi, même après toutes ces années-là, je me fais encore prendre. Chaque été, je me dis : cette fois-ci, je vais être prête pour septembre! Cette année, j’ai pris congé au début août, convaincue que le repos allait m’assurer un retour en force. Mais le lundi matin est arrivé, café en main (ma troisième tasse… et ma troisième rencontre avant 10 h), et je fixais mon agenda en me demandant comment trouver du temps pour penser entre les meetings collés un sur l’autre. En cherchant des trous dans mon horaire pour du « temps pour penser », je me suis dit : Ouin… première chose qu’on va savoir, 2025 va déjà être fini!
La réalité, c’est qu’il n’y a pas de recette magique. On peut lire tous les livres sur la gestion du temps, bloquer notre horaire ou s’acheter le plus beau planificateur, et avoir quand même l’impression que c’est la tempête qui gagne. Le vrai défi (et l’opportunité) – c’est qu’on peut apprendre à garder un petit focus sur ce qui nous garde énergiser et positif. Sinon, on se sent débordé et on se perd dans le tourbillon de tout ce qui se passe.
Alors, au début de cette nouvelle année scolaire, peut-être qu’il faut pas tant courir après un calme qui viendra jamais, mais plutôt trouver notre équilibre dans le tourbillon. Célébrer les petites victoires, garder notre monde en perspective, et se rappeler : même dans un monde VICA, on peut choisir notre rythme.
En ce début de session, quelle petite habitude pourrait vous aider à garder l’équilibre – réserver un moment tranquille, dire non à une réunion de trop, ou juste prendre le temps d’apprécier cette troisième tasse de café? J’aimerais savoir comment vous vivez votre propre marathon de septembre – gênez-vous pas pour partager.
2 Responses
Garder du temps, même 5 minutes, pour discuter avec une vieille connaissance, un vieux contact ou un nouveau, et apprendre (ou continuer) à apprécier son humour, son énergie et ses conseils. Pas besoin de discuter de travail, mais prendre le temps de marcher ou même, jaser autour d’un café pour parler d’un succès, si minime soit-il, peut faire une différence. Et ce succès peut être d’avoir terminer la section Bilan financier d’un rapport ou simplement, j’ai fermé la piscine pour l’hiver en fin de semaine ou encore, les quelques heures passées à la pêche, même infructueuse, qui nous as permis de nous calmer.
Merci d’avoir pris le temps de partager! Tu as tellement raison: ce sont souvent ces petits moments simples — une jasette autour d’un café, célébrer les petits succès ou juste prendre le temps de rire un peu — qui font toute une différence dans nos journées bien remplies.